Jean-François Mattler, pour vous servir.

Je suis né le 7 mars 1965 à Mulhouse et j’ai grandi à Wittenheim, mais je suis un enfant du Sundgau, où plongent les racines de ma famille. Mon grand-père paternel venait de Waldighoffen (où je réside) tandis que mon grand-père maternel était un enfant de Walheim. Je suis à mon compte dans le domaine de l’internet. J’ai quatre enfants, deux garçons indépendants et deux filles qui vivent encore à la maison. Je suis marié avec une merveilleuse Suissesse qui, en plus de nos deux filles, m’a aussi permis de devenir Suisse et de découvrir la démocratie directe. Je mesure donc pleinement l’écart de démocratie entre la France, régime dans lequel je suis né, et la Suisse et sa démocratie directe. Le terme « écart » étant ici un doux euphémisme…

N’en déplaise, je suis un Alsacien, du peuple alsacien, et ce même si des imbéciles veulent se persuader que ce grand peuple n’existe plus.

À la question de savoir si je suis français, j’aurais tendance à répondre que je ne peux pas être de quelque chose qui n’existe pas… le peuple français est un mythe ! Ce n’est ni plus ni moins qu’un fantasme de jacobins, ceux-là mêmes qui ont imposé cette vision d’une intégration au peuple parisien des autres peuples, souvent conquis par la force ou les magouilles puantes, à grand coup de guillotine au moment de la révolution. Le peuple français d’origine (l’Île-de-France en gros) impose aux autres peuples de renoncer à ce qu’ils sont pour devenir de leur peuple, le seul qui vaille… pour eux. Et donc, il faudrait que les autres peuples renoncent à leurs ancêtres, leurs langues, leurs histoires, etc. pour devenir de bons petits Parisiens, rebaptisés pour l’occasion, « peuple de France ». Avec un tout petit peu de hauteur et de capacité à se remettre en question, on ne pourra que constater que la France est composée de peuples différents (qui pourra légitimement me soutenir qu’un Kanak, un Guadeloupéen, un Corse, un Breton, un Alsacien, etc. sont un même peuple ?), tous honorables, égaux et fantastiques. Je crois que c’est en reconnaissant à ces peuples le droit d’exister que la France pourrait se grandir. Pour l’heure, je me sens Alsacien, Suisse par amour du pays de la démocratie, mais français par contrainte… et je me sens plus proche des Suisses et des Allemands du Rhin que d’un champenois, par exemple. Non pas que ce dernier vaille moins ou soit moins bon, pas du tout. Disons que c’est comme quand on a des amis de longue date… les moments communs et les aventures vécues ensemble forment une histoire qui est le ciment de cette amitié… Personne n’entend renier une telle amitié, surtout pas de force, comme l’a fait la France à l’Alsace (et d’autres régions).

Je parle d’autant plus aisément de la chose que j’ai passé 9 ans de ma vie dans la grande famille de la Gendarmerie, au sein de l’escadron de Gendarmerie mobile 4/18 de Ferrette. J’ai démissionné pour revenir à la vie civile en décembre 1991. Cette période a été une formidable école de Vie. J’y ai fait des expériences humaines formidables et des amitiés solides. J’ai surtout visité beaucoup de pays colonies françaises où j’ai pu mesurer maintes fois l’hérésie de la vision jacobine… La Vie n’en étant pas à un clin d’œil près, elle m’a, en effet, envoyé me battre contre des autonomistes et des indépendantistes… dont je suis aujourd’hui.

Ma motivation politique vient d’abord de mes enfants. C’est en pensant à la planète et à la société que je leur laisserai que j’ai envie d’agir et d’arrêter de rester à ne rien faire en me disant que je n’y peux de toute façon rien. Nous sommes responsables de ce que nous faisons et de ce que nous allons laisser en partant.

C’est pourquoi je me bats pour la démocratie directe, afin que mes enfants puissent activement participer aux décisions qui impacteront leur vie.

Je me bats contre le système financier mondial qui, mécaniquement, mathématiquement, enrichit les nantis qui en tiennent les rênes sur le dos de tous les autres et ne peut qu’aboutir à des guerres et à la destruction de la planète par épuisement de ses ressources.

Je me bats pour le fédéralisme différencié, seul système respectueux des différences, qui permet d’œuvrer ensemble dans le respect de chacun pour construire un avenir sans guerre et sans violences faites aux peuples. C’est aussi un système qui permet de diviser le pouvoir et donc de l’approcher des citoyens.

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